dimanche 30 septembre 2007

WE d'escalade près de Montpellier

Ce week-end, encore escalade. Je ne peux décidément pas m'en passer !
La troupe comprend : Cédric, Jo, Guilaume, Bastien et moi pour le clan des Toulousains. Basu nous rejoint depuis Lyon, Laurence depuis Annecy, Joseph de la Lozère et Nico depuis Montpellier. Ca tombe bien pour lui puisque nous partons à la découverte des sites de l'arrière pays montpelliérain, guidés par Bastien qui connaît tout par coeur... avec quelques approximations dans les cotations tout de même.

On part, Cédric, Jo, Guillaume et moi, vendredi soir. On doit dormir chez Lucie, une copine de Jo. Seul petit problème, Jo a oublié le plan pour aller chez elle... On se retrouve donc à la wallegaine dans Montpellier à naviguer au portable et au feeling. Et finalement on trouve !
On passe une soirée super sympa... qui n'aide pas franchement à récupérer de la semaine. En tous cas, merci Lucie pour l'accueil !

Samedi, place à la grimpe. On se retrouve avec les autres dans le Thaurac, un site majeur composé de plusieurs falaises bordant la vallée de l'Hérault. C'est super joli mais assez bruyant à cause de la route.








On se la joue "couennard" : alternance de grosses perfs et de grosses siestes ! Bastien nous envoie alternativement dans un 5b qui s'avère être un 5c, un 6a qui est en fait un 6b, et un 6c... qui doit être plus facile - magnifique cependant : gros dévers sur bac comme on aime.
Niveau rocher, je trouve que c'est un peu décevant, mais bon, l'intérêt de la couenne, c'est surtout de passer un super moment entre copains à s'amuser au pied des voies.
Et l'intérêt des voies difficiles c'est que ça déverse et nous protège de la pluie qui tombe en fin de journée.

Il est donc temps de penser à la soirée. Bastien nous accueille dans le mas famillial. Là c'est la grande classe ! C'est une magnifique bâtisse en pierre, ancienne bergerie familliale entièrement restaurée, vraiment idéale pour une super soirée !


Après la petite flambée dans la petite cheminée, on passe à des choses intéressantes, du type performances musicales, jeu de carte subtile et, last but not least, le jeu du tour de table dont le but est de faire le tour de la table en passant par dessous sans mettre pied à terre. On n'a pas été très bons, mais c'était sans doute qu'on avait grimpé dans l'après midi. la composition du repas n'y était sans doute pour rien...










video
Et en exclusivité, le tour de table de Jo, accompagné à l'acordéon par Cédric, sous les encouragements de Nico et moi même. Un moment qui restera dans les anales du sport


Dimanche matin, réveil assez difficile à un horaire indigne d'un montagnard...
On réussi tout de même à se motiver à aller grimper à Claret, le site mythique de l'Hérault. La raison : c'est qu'il ne doit pas trop avoir été touché par la pluie de la nuit. Et en effet, sous les toits, c'est tout sec.




On oublie la petite migraine (due sans doute aux efforts intenses de la veille) et on s'essaye à quelques petites voies... qui sont toutes majeures. Le chocher est extraordinaire, l'escalade toujours magnifiques. On regrette de s'être levés si tard... et d'avoir trop grimpé la veille (mais pas la soirée tout de même).
Ca donne vraiment envie d'y revenir !

Hélas, les meilleurs moments ont une fin. Il est temps pour tous de rentrer dans nos pénates. Encore merci les amis pour ce super week-end

vendredi 28 septembre 2007

Arrête de pleurer Pénélope

Un peu au pif, on s'est fait une collective au théâtre des 3T.... Et on ne s'est pas plantés.

La pièce est super péchue, toujours drôle, parfois grinçante. Les trois actrice jouent vraiment à fond (parfois un peu trop quand on est au premier rang) mais super juste. Avec une mention toute spéciale pour Pénélope et ses mimiques irrésistibles.

L'histoire en elle même n'a pas grand intérêt : trois amies qui se retrouvent pour fêter l'enterrement de vie de jeune file d'une quatrième qui ne viendra pas. c'est l'occasion de débats houleux, d'engueulades sévères et à mourir de rire, et parfois un peu mélodramatique.

En tous cas on a adoré !

mardi 25 septembre 2007

petit passage en Rhône Alpes

Pratique d'avoir une partie de mon boulot à à Grenoble : ça permet d'aller voir les copains dans le coin gratos.

Ça commence dès vendredi soir chez Bref pour regarder l'Irlande se faire défoncer par la France. David était vraiment à fond ! Bref (à moitié Irlandais) un peu moins, mais on s'est bien amusés.

Samedi matin : grasse mat' Enfin pour moi, parce que les filles sont réveillées dès 7h... chapeau les parents qui tiennent ce rythme infernal ! L'après midi, on s'en va grimper avec Bref à Hières sur Amby dans un cadre assez bucolique... Malgré ça, on fait la "voie des Celtes" au Pilier de la vierge avec deux très jolies longueurs (L1 = 5c en Dülfer, L2 = 6a+ sur réglettes "villanovesques").











Samedi soir : soirée "dal bhat" avec une bonne partie des vétérans du Népal. C'est aussi l'occasion de faire la connaissance de Sarah, la copine de Matt... et donc de travailler un peu son anglais. c'est dur ! Et puis il commence aussi à y avoir pas mal d'enfant : Nora et Lilia, les filles de Bref et Cécile, Marc, le fils de David et Emilie, et Paul Alexandre, le petit dernier, celui de Nico et Vera.










Dimanche, journée glandouille intégrale sur la terrasse de Bref et Cécile. Ça fait du bien aussi. Le soir on va ramasser des châtaignes avec Nora.

Et puis lundi, après une harassante journée de boulot à Grenoble, petite soirée chez Carole et Mathieu, avec en prime Valérie et Stéphane qui rentrent à peine de Bolivie.

Mardi soir, encore une journée de boulot à Grenoble (en fait une formation juridique : super intéressant !) puis retour à Blagnac le soir même. Ouf !

dimanche 23 septembre 2007

bon rétablissement Claire !

Petit message personnel pour Claire qui n'a pas supporté les crêpes de Cédric, le WE dernier (mes gaufres, elles, étaient très bonnes) et s'est payé une petite crise d'apendicite lundi dernier.

Repose toi bien pendant quelques semaines, on compte sur toi pour le Hoggar !

jeudi 20 septembre 2007

4 mois, 3 semaines et 2 jours

Après quelques échecs cuisants, je réussis enfin à arriver à l'heure pour aller au cinéma.
On s'était préparés, avec Cédric, à un film super déprimant, Palme d'Or du dernier Festival de cannes. D'où un petit échauffement à la Grimbergen avant de plonger dans le glauque de la Roumanie de Caucescu. Du coup, le début du film fut difficile.
Bon, autant le dire tout de suite, ce ne fut pas l'enthousiasme délirant qui soulève les foules. Certes, l'histoire de cette jeune fille un peu (voire trop) naïve qui se fait avorter dans des conditions difficiles et clandestines est poignante, mais on reste un peu sur sa faim. On reste dans le réalisme pur, sans arrière pensée. Et finalement ça n'invite pas trop à se poser des questions. C'est d'autant plus dommage qu'il y a des amorces intéressantes, mais ça en reste là.
Au niveau des immages, c'est tourné caméra à l'épaule, sans le moindre artifice, avec des éclairages minimalistes - et parfois insuffisants. On y gagne en réalisme, mais pas en visibilité... Ce type de tournage faisait peut être "nouveau" il y a dix ans. aujourd'hui, ça n'apporte plus grand chose... d'autant qu'il n'y a pas de vrai approfondissement du sujet.
Le résultat, c'est qu'on n'a même pas eu besoin de finir au bar pour oublier...

dimanche 16 septembre 2007

WE bungalow en Ariège

Ce WE, direction l'Ariège pour le concept "WE bungalow" cher aux Laurent sisters. L'occasion pour moi de faire la connaissance de Katia : Claire en pareil sauf que c'est pas elle.

Samedi, on va grimper au Quié.

j'aime mes nouveaux chaussons !







Claire emmène Katia et Jérôme dans une grand voie facile, "L'amie Sefouette". Du coup, avec Cédric, on se non-motive un grand coup, et au lieu d'aller voir les couennes majeures du pubis, on fait une voie à côté, "GR4b+". Le nom dit tout, même si c'est quand même un poil plus dur et somme toutes très joli (de toutes façons, le rocher de là bas est dément). Pendant ce temps, Jo et Clément sont partis dans "l'Intégrale d'Anaïs", avec laquelle Jérôme et moi avons un petit compte à régler (pour le printemps prochain).
L'après midi, avant que les pierres ne commencent à tomber, on fait trois couennes, dont la première "Bipède à Station verticale" est tout simplement majeure. Un rocher absolument fabuleux : un must.

Mais bon, c'est le soir que le concept "WE bungalow" prend tout son sens. En entrée : crêpes. En dessert : gaufres. Crême de marron pour certain(s?) aussi. Le tout à 6 dans un petuit bungalow pour 5 et dans une ambiance bien sympa.

Cédric, en charge des crêpes
mon nouveau gaufrier : akkurat !


l'appareil photo de Jo : moins akkurat







elles étaient quand même bonnes ces gaufres







fin de soirée animée


Le lendemain matin, on déjeûne au soleil avec le reste de crêpes et les 3 quatre quart que Jo a apporté...

On se décide à aller éliminer tout ça sur les crêtes au dessus de Gestiès. Ca donne une très jolie randonnée sur de belles croupes arondies avec une très jolie vue sur les sommets ariégeois, et sous l'oeil des vautours.











A la descente, on apprend la raison de leur présence : l'ours est dans le coin. On crois un vieux paysan qui nous annonce tout de go qu'il nous noie si on est pour l'ours. Ou si on est des fonctionnaires. Ou pire des écologistes. Enfin, c'est intéressant d'entendre les arguments des anti-ours... et un peu désespérant de constater qu'il n'y a absolument aucune place pour la discussion avec des gens aussi obtus...
Principal grief : l'ours bouffe les moutons, et les vautours les dépecent avant que les experts n'arrivent. .. et les éleveurs ne sont indemnisés que des moutons expertisés.
Autre problème : le gardiennage des troupeaux par un berger n'est envisageable que pour de gros troupeaux suffisamment rentables pour que l'éleveur puisse se payer un berger.
Enfin, troisième grief important : le coût de l'opération de réintroduction et de suivi des ours ; il s'agit de citadains "écolo" et "fonctionaires" qui n'ont donc rien à faire en montagne aux frais du pauvre contribuable. CQFD.

Bon, ben voila, le WE est fini, on a survécu à l'ours et à ses ennemis, c'est reparti pour une semaine de dur labeur.

Et comme d'habitude, les photos et les commentaires de Jo le Marseillais

dimanche 9 septembre 2007

escalade à Cavallers

Ce week-end, il fait grand beau : direction l'Espagne, histoire d'avoir bien chaud ! Enfin, comme on n'est pas complètement fous, on va en montagne, à Cavallers, un site mythique où le granite est roi.
On part à 4, vendredi soir : Claire et Romain, Jo et moi. Bivouac à la belle étoile au bord de la route et du torrent. Vraiment belle étoile : ciel étoilé magnifique.

On a beau être en Espagne, on se lève à 5h. Il faut dire que l'objectif de la journée annonce gros : 800 m d'escalade jusqu'au 5+. Ça s'appelle l'Arista Ordonso au Contrefort Nord est de Comalestorres.

Tout ça commence donc par un réveil matinal et une petite marche pittoresque dans une forêt puis une sente raide mais caïrnée, puis plus caïrnée du tout, puis un pierrier, puis des herbes longues... a ce moment là, le soleil se lève, et on a la surprise de s'apercevoir qu'en dépit des avertissements inquiétants du topo (trace peu marquée ou inexistantes...), on ne s'est même pas plantés.

On attaque dans un beau ressaut bien raide avec une succession de dièdres. Après ça, on alterne entre belles sections d'arête et petits ressauts. C'est très joli bien qu'un peu trop licheneux à mon goût. En tous cas, c'est un festival de pose de coinceurs. Quelques passages pas évidents aussi.
On arrive au pied d'un énorme gendarme. On le contourne par la droite puis, Jo continue sur sa lancée, alors que le topo (et moi par conséquent) lui dit de monter dans un dièdre. il en résulte une magnifique traversée aérienne malheureusement ponctuée d'une remontée sur l'arête en mauvais rocher. Et sur l'arête, c'est carrément la galère avec des arbres envahissant. Je mène le plus beau combat du week-end avec un pin récalcitrant.
Dernier ressaut : je me plante et on esquive une longueur qui est, d'après Romain, "mythique". au lieu de ça, j'envoie Jo jardiner dans un dièdre moche... et je me tape une fissure d'anthologie dans la longueur suivante sur un granite à knobs délirant.









Sommet de la Punta Mireia. Pause pique nique. jo m'empoisonne avec son saucisson : à partir de maintenant, j'ai super mal au ventre, comme au Vignemale ou à l'Aiguille de la Vanoise. Un peu de marche en me tordant de douleur, puis je laisse Jo se débrouiller avec une belle dalle à knobs et une fissure. Et je garde la dernière longueur pour moi : fissure cheminée d'anthologie avec ramonage "rébufesque".

Sommet, grande classe et panorama à couper le souffle. J'ai oublié de dire que Cavallers c'est en endroit complètement magique avec essentiellement du granite et aussi des pins. Et tout au fond, le barrage et son lac bleu nuit. Sublime. Pas un nuage aussi. On a bien pris notre temps, mais on n'était pas stressés.
Descente pépère avec trois rappels dans un couloir pour visiter le versant des Aiguilles de Comalestorres, puis un sentier sympa dans la forêt entre les sites de couenne qui poussent ici comme des champignons : Cavallers, c'est surtout le paradis de la grimpe.

Pour dormir, on se trouve un coin "en place" au bord de la rivière : tables de pique nique, terrain plat et araignées. le pied. On établit la stratégie suivante :
- si on se lève à 6h30, on part faire "Pistacho Asasino" à la 4ème aiguille de Comalestorres
- sinon, on va faire "El rap del niño" au bord du lac.
Stratégie décidée pour que je ne puisse pas écrire ici que claire avait la flemme de remonter à Comalestorres.
Bizarrement, nous nous réveillons vers 9h30. On va donc faire "El rap del niño".

Et c'est un choix magnifique. D'abord, l'approche est assez zen, en longeant le lac et les sites de couenne magnifiques et déserts. Ensuite, l'escalade est magnifique et en plus c'est tout équipé béton.
L1 : Beau mur puis traversée à gauche - 6a
L2 : traversée à gauche aérienne - 5b
L3 : encore une traversée avec un petit pas pas évident - 5c
L4 : longueur fabuleuse : dalle et fissures - festival de granite - 5c
Jadrin, pause figolus. On regarde Romain s'amuser dans la longueur suivante. Enfin pas tant que ça, ça a l'air chaud. Et c'est Jo qui si colle.


L5 : THE longueur mythique. Ca part dans un mur à knobs exceptionnel, puis on attaque la dalle, fine fine fine avec en prime une traversée. J'apprécie au passage les talents de Jo qui est allé fourrer un coinceur à 5m de la voie, obligeant à une traversée où le pendule serait... conséquent. Enfin, j'aime bien la dalle, donc ça va. Ca cote 6a, mais c'est sévère !
L6 : longueur plaisir, dans le style de L4 - 5c
L7 : un pas de bloc où Jo sort une méthode de bleausard (il appréciera). Moi je fais un truc plus conventionnel mais bien dur (aïe les bras) - 6b
L8 : longueur de jardinage pour sortir - 4+




le nouvel objet concept



Voila, c'est fini, on aurait bien aimé ramener des knobs en souvenir. C'est tellement rigolo de grimper là dessus. Malheureusement, il faut déjà quitter ce petit paradis terrestre. En tous cas, c'est sûr, on reviendra, et pas qu'une fois vu le potentiel inépuisable des lieux à tous points de vue.











Le mec ci dessus a aussi un blog... s'il ne vous fait pas trop peur, c'est assez dégaine.